LE SYSTEME :
En bien des points, le système scolaire japonais ressemble au système scolaire français.
Le jeune Japonais entre à l'école primaire - shōgakkō(小学校) - à 7 ans et en sort à 13 ans (6 années). Il va ensuite au collège – chūgakkō(中学校)– entre 13 et 16 ans, puis au lycée – kōtōgakkō (高等学校) – entre 16 et 18 ans.
Aujourd'hui, une majorité de lycées sont mixtes, tous, loin de là, ne le sont pas. Ils restent donc des écoles pour filles et des écoles pour garçons.
Les trois années de lycées (appelées première, deuxième et troisième années) sont ponctuées de nombreux examens : un examen principal à la fin de chaque trimestre, un autre en milieu de trimestre.
Le système de notation est assez particulier ; il s'agit en fait d'un pourcentage (la note globale est calculée sur une base 100) établi à partir de plusieurs critères.
L'esprit de compétition est fort. Après chaque examen, les résultats sont affichés dans les classes. Les noms apparaissent en fonction de la note obtenue (de la meilleure à la moins bonne). Ce qui influence beaucoup les mentalités. « On se bat pour être le meilleur de la classe. »
LE DIPLOME :
Le « Daigakenyugakehigun » (je vous vois déjà en train de fronce les sourcils XD) est un diplôme d'entrée à l'université. Non seulement il conclut le long cycle d'études secondaires, mais il oriente également le parcours universitaire (matière, type d'université et niveau).
Ce « concours » est déterminant pour la suite des études des jeunes japonais ; déterminant aussi pour leur avenir professionnel. « J'ai sincèrement l'impression que toute la vie des lycéens japonais est déterminée par une réussite ou un échec à cette épreuve. » On comprend alors qu'à l'image des jeunes français, les jeunes japonais semblent obsédé par cet examen. « Ils n'ont que cela en tête » . De plus, les cours du soir (juku, 塾) sont presque une règle pour les lycéens si ils veulent réussir leurs examens.
LES HORRAIRES :
L'école au Japon débute en avril. L'année est divisée en trois trimestres (avril-juillet / septembre-décembre / janvier-mars).
Les vacances principales (grandes vacances) séparent le premier et le deuxième trimestre ; elles ont lieu en août et durent un mois environ. D'autres vacances sont programmées entre chaque trimestre, à Noël 15 jours, et à la fin de l'année scolaire 3 semaines. Les vacances sont rares, pas plus de deux mois par an, mais heureusement il y a beaucoup de jours fériés et de journées d'école consacrées à des activités extrascolaires (visites et autres...).
Les élèves japonais ont cours du lundi au vendredi, généralement de 8 h 30 à 15 h 30 et deux samedis par mois (le 1er et le 3e, de 8 h 30 à midi). Les cours durent 50 minutes et sont entrecoupés de pauses de cinq minutes.
La coupure prévue pour le repas de midi est de 35 minutes (très très peu).
La plupart des élèves ne suivent pas cette horraire,les cours commencent souvent plus tôt le matin « il n'est pas rare que les profs me convoquent à 7 h 30 » , et ils s'achèvent plus tard rarement avant 16 h 30 – « sans compter que beaucoup d'élèves restent en étude ».
Les choses se compliquent encore, dans la mesure où beaucoup de journées libres et de week-ends sont consacrés aux devoirs ou aux cours particuliers. « Certains travaillent pendant les vacances, quelquefois la veille et le jour même de Noël ! »
Le rythme réel est donc très soutenu. D'autant qu'au travail s'ajoute toujours une obligation d'être le meilleur ; obligation qui engendre, une bonne dose de stress et de fatigue.
LES MATIERES :
Jusqu'à la fin de la première année du lycées toutes les matières sont obligatoires. Ces matières sont : Japonais, Maths (Analyse et Algèbre), Anglais, Sciences, Sciences sociales (Histoire, Économie, Géographie), Sport et Art.
Une place importante est réservée aux arts (aux arts plastiques en général et à la peinture en particulier, à la danse et à la musique). « L'art est une matière à part entière, qui a toute sa place dans l'éducation et la formation du jeune Japonais. »
La place réservée au sport est importante aussi. Dans certaine école, on peut faire du volley, du badminton, du « Lacrosse », du tir à l'arc, du flipper, du base-ball, du soft-ball, du football, de la gymnastique....
Au début de la seconde année, l'élève choisit entre deux branches (section scientifique ou section littéraire) mais on ne lui propose quasiment aucune matière à option. Certaines écoles, en revanche, sont plus axées sur les langues, et d'autres plus orientées sur les sciences.
Toutes les matières semblent avoir la même importance.
La hierarchie semble favoriser légèrement le Japonais, les Maths et l'Anglais ».
LES RELATIONS HIERARCHIQUES :
Ici, tradition et discipline sont de fer. Tout est très hiérarchisé ; les droits des élèves, des professeurs ou du proviseur sont très différents. Au début et à la fin de chaque cours les élèves doivent une révérence aux professeurs. De même, les élèves et les professeurs font la révérence au proviseur du lycée quand ils croisent. Ce dernier est une personne très respectée. L'uniforme est obligatoire, et on demande d'avoir une coupe de cheuveux parfaite des ongles parfaits, etc..
La discipline est certes stricte, mais il y a un grand respect entre professeurs et élèves. «Les relations sont beaucoup plus détendues qu'en France, et moins stressantes. « Les professeurs vous soutiennent, vous épaulent, ils ont un vrai souci par rapport à votre avenir. Ils agissent plus comme des parents. Ici ils vous protègent. On ne peut absolument pas comparer avec l'attitude des professeurs en France. »
LES ETUDES SUPERIEURS :
Il y a deux types d'écoles d'enseignement supérieur : les écoles spécialisées ou senmongakkō (専門学校) et les universités ou daigaku (大学). Tandis que les écoles spécialisées fournissent une formation efficace en deux ans, les universités ont une vocation plus généraliste, le premier diplôme ne s'obtient qu'au bout de quatre ans.
La grande majorité des étudiants choisissent l'université. Pour presque tous les étudiants, il est nécessaire de passer un an, voire deux, en classe préparatoire privée avant de réussir le concours d'entrée en université.
Cependant, ce n'est pas obligatoire, et certains étudiants parviennent à entrer en université dès la sortie du lycée.
Il est souvent dit des universités japonaises qu'il est difficile d'y entrer, mais facile d'en sortir diplômé. Après avoir réussi le concours, le rythme est nettement moins soutenu qu'au lycée ou qu'en classe préparatoire.
Il existe trois niveaux à l'université :
+ la licence (anglais: undergraduate, japonais: gakubu [学部]) (4 ans) ;
+ le master (anciennement maîtrise) (anglais: master, japonais: shūshi [修士]) (2 ans) ;
+ le doctorat (anglais: doctor's degree/PhD, japonais: hakase/hakushi [博士])(3 ans).
Il existe trois types d'universités :
+ les universités nationales ou kokuritsu (国立),
+ les universités privées ou shiritsu (私立)
+ les universités publiques ou kōritsu (公立).
Les université nationals:
Ce sont généralement les plus prestigieuses. À un haut niveau, l'accent y est mis sur les connaissances fondamentales. Les plus célèbres sont :
+ l'Université de Tōkyō, Tōkyō Daigaku (東京大学) ou sa contraction Tōdai (東大) ;
+ l'Université de Kyōto, Kyōto Daigaku (京都大学) ou sa contraction Kyōdai (京大).
Les universités privées :
Ce sont les plus nombreuses, et il en existe de tous les niveaux. Cependant, les plus prestigieuses rivalisent avec les plus grandes universités nationales. La majorité des politiciens japonais sont issus des plus grandes universités privées, comme :
+ l'Université Keiō, Keiō Gijuku Daigaku (慶應義塾大学) dans le sud de Tōkyō. Jun'ichirō Koizumi (Premier ministre actuel du Japon) est diplômé de cette université ;
+ l'Université Waseda, Waseda Daigaku (早稲田大学), au centre de Tōkyō. Yoshirō Mori(premier ministre du Japon du 5 avril 2000 au 26 avril 2001) est diplômé de Waseda.
Les univerités publiques :
Elles ont une réputation supérieure à la moyenne des universitées privées. Il s'agit d'universités gérées par une instance locale. Deux d'entre elles sont :
+ l'Université Métropolitaine de Tōkyō, Tōkyō Toritsu Daigaku (東京都立大学) ou simplement Toritsu, célèbre en particulier pour sa faculté d'architecture ;
+ l'Université de la Ville de Yokohama, Yokohama Shiritsu Daigaku (横浜市立大学), référence nationale en matière de médecine.
QUESTIONS :
+ T'en pense quoi du système scolaire japonais ?
+ Aimerais-tu passer un an (ou plus) dans une école japonaise ? / as-tu déjà été dans une école japonaise ?
+ Tu préfères le système français ou japonais ?